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Pourquoi mesurer ses données?

By 15 juillet 2015Publications

S’entrainer à s’entrainer …?

S’équiper en matériel de cuisine ne fait pas de nous un meilleur cuisinier, mais peut évidemment nous aider à progresser plus rapidement dans l’apprentissage de cet art. Les livres de recettes, les émissions à caractère éducatif ou encore mieux, les cours de cuisine en privé ou en groupe, peuvent nous aider à optimiser le processus d’apprentissage.

Qu’en est-il de l’entrainement?  Que l’on parle de GPS, capteurs de puissance, ceintures de fréquence cardiaque (HRM) ou tout autre outils d’entrainement permettant aux sportifs d’endurance de combler leurs besoins, une chose est certaine, c’est que la grande majorité d’entre eux ne savent PEU ou PAS s’en servir.

Savoir s’en servir est une chose, mais passer à l’acte en est une autre! Passer du stade de contemplation à celui de l’action peut prendre du temps, car même équipé des plus récents gadgets sur le marché, le sportif moyen n’en fait qu’une utilisation sous-optimale.

Bon, je crois que vous avez compris le message, maintenant place à du concret 😉

 

Les données/variables… à quoi ça sert?

– Lorsqu’on pose la question à un sportif d’endurance, qu’il soit coureur, cycliste, nageur ou triathlète, les réponses que l’on entend normalement sont, dans l’ordre de la plus fréquente à la moins fréquente :

« Ça sert à … voir la vitesse à laquelle je roule/cours/nage »

« Ça sert à … voir la distance parcourue »

« Ça sert à … voir ma dépense énergétique »

« Ça sert à … voir mon niveau d’intensité, en BPM/W »

Bien que l’ensemble de ces réponses soient valides dans un cadre servant à obtenir une réponse en temps réel, c’est à dire, au moment où le sportif est en plein milieu d’une séance de course à pieds, vélo ou natation, elles ne permettent pas à celui-ci d’obtenir des mesures telles que :

« Comparer le niveau de Condition physique/performance d’un temps (A) à un temps (B) »

« Mesurer de manière quantitative et qualitative son amélioration physique »

« Mettre un chiffre sur cette amélioration (Ex: 15% d’amélioration VS Je me sens plus en forme) »

« Planifier et prédire un niveau de performance lors d’un entrainement ou d’un évènement compétitif »

 

Mesurer sa performance… Oui mais?

On peut penser à une application comme Strava, nous permettant d’évaluer notre progression sur un même segment ou encore, de nous comparer l’un envers l’autres sur une base de performance. Par exemple, si vous montez Camilien-Houde en 7:00 à la mi-Avril et en 5:30 au mois de Juillet, pourrait-on affirmer avec quasi-certitude que votre niveau de performance en cyclisme s’est bonifié? La réponse n’est pas si simple, car il faut prendre en compte plusieurs variables souvent mises de côté ou indisponible. Ces variables sont les suivantes :

« Les facteurs psychologiques, tel que le degré de motivation intrinsèque et/ou extrinsèque »

« Les facteur environnementaux tels que la direction du vent et la température »

« Le niveau de fatigue accumulé chez le sportif, à court, moyen et long terme »

« La puissance moy./norm. générée, utilisée que par un faible % de cyclistes »

Par exemple, faire 30 secondes de moins sur une montée ayant nécessitée un coût métabolique 10% plus élevé que la montée initiale ne témoigne pas nécessairement d’une amélioration de votre performance, mais plutôt d’un degré de motivation intrinsèque et/ou extrinsèque ou simplement d’un moment X où vous étiez plus frais et en mesure de « pousser la machine ».

 

En pratique… comment je fais?

En gardant Strava en tête, le simple fait de constater que vous êtes capable de faire, par exemple, 8 montées de suite entre 5:30-5:45, témoigne de votre habileté à être constant dans vos efforts. Dans ce cas, faire une séance de 8 montées réalisées dans +/- les mêmes temps est une valeur fidèle de votre capacité à grimper en intermittence à une intensité X et pendant un temps X.

Si vous utilisez la fréquence cardiaque comme outils de mesure de votre intensité, ne pas oublier « d’intérioriser » votre effort. C’est-à-dire, être capable de mettre une valeur d’intensité (EPE, Échelle de Perception d’Effort de 1/10), ou RPE (Rate of Perceived Effort 1/10) sur chacune de vos montées. De cette façon, vous améliorez votre capacité à évaluer la relation entre la demande cardiovasculaire (en BPM), la puissance générée (en Watts) et l’effort ressentie, en (EPE/RPE).

 

« Output » : Ce que vous êtes capable de générer comme Performance/Effort, mesuré en Vitesse moy. (km/h) ou avec plus de précision en Puissance normalisée (NP), soit les « Watts » générés sur un temps X.

« Input » : Le coût énergétique, ou plutôt, la demande métabolique moyenne associé au « Output ». Dans le graphique ci-dessous, le « Input » fait référence à la fréquence cardiaque moy, soit le débit sanguin requis par le système cardiovasculaire pour être en mesure de pousser le « Output ».

On constate une amélioration de la performance sur une période de 4 semaines étant donné que le ratio « Output »/ »Input » a augmenté. En d’autres mots, on constate une diminution de la demande métabolique associé à un effort absolu et croissant.

 

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Considérez cette publication comme une Introduction/Préface à l’utilisation des données d’entrainement. Nous vous encourageons à entrer en contacte avec nous si vous avez des questions relatives à cet article ou de façon générale, à ce que nous pouvons vous apporter en terme de services de coaching et d’encadrement 😉

À suivre!