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Les vêtements de compression, Oui ou Non?

By 17 juillet 2016Nouvelles
AVANT PROPOS
Des bas, des manches, des colorés ou non, le port de vêtements de compression est de plus en plus commun chez les sportifs et particulièrement chez les coureurs. Les types de vêtements de compression varient énormément. On en retrouve pour les bras et les avants bras (manches longues ou courtes), les cuisses et les mollets (cuissards courts ou longs, manchettes de mollet et bas) et même pour la totalité du corps. Un bon nombre d’études on fait l’état de leur utilité, mais reste que nous voulons savoir si oui ou non ça fonctionne vraiment!
POUR QUI ET POURQUOI?
Originairement, les vêtements de compression ont été fabriqué pour les individus atteints de problèmes circulatoires comme la thrombose veineuse profonde ou encore l’insuffisance veineuse chronique. Même pour le traitement des varices le port de vêtement de compression (21.2%) semble une méthode potentielle parmi l’élévation des jambes (29.4%) et la chirurgie (23.5%).
Cependant, depuis quelques années, ces vêtements sont de plus en plus populaires chez les sportifs dans l’optique d’accélérer la récupération post-exercice. L’idée est simple. Comme à l’origine, l’utilisation des vêtements de compression à pour but d’améliorer la circulation sanguine pour aider à vidanger les « déchets » et métabolites résultant des dommages musculaires et aussi limiter l’inflammation par la pression externe qu’ils confèrent.
QUELLES ACTIVITÉS
En très grande majorité, ce sont les sportif d’endurance qui usent des vêtements de compression, et particulièrement les coureurs de fond (longues distances). Pourquoi plus eux que d’autres types d’athlètes? C’est en raison du travail excentrique répété et prolongé des membres inférieurs  lors des phases d’appui.  La contraction excentrique (lorsque le muscle résiste à un allongement/étirement) est reconnue pour induire plus de dommages/stress que les autres types de contraction (concentrique et isométrique). C’est pourquoi le port de vêtements de compression est très populaire chez les coureurs. Par contre, il faut noter que certains sportifs de puissance et de force portent aussi des vêtements de compression. Encore une fois tout dépend de l’intensité et de la durée de l’exercice, sans oublié l’expérience de l’athlète. Plus c’est long et/ou intense, plus il y aura de dommage!
SON EFFICACITÉ
L’efficacité de ces vêtements est très mitigée en raison de la méthodologie des études portant sur le sujet. Par méthodologie, nous entendons la population à l’étude, la procédure de collecte de données, les outils de mesure utilisés et les méthodes de calcule pour évaluer l’efficacité pré-post des vêtements de compression. Ainsi, le nombre de sujets par étude, la présence ou non d’un groupe contrôle, l’expérience (condition physique) des sujets, le type d’activité et les modalités d’entrainement, le(s) segment(s) corporel(s) étudié(s), le degré de compression des vêtements, la durée de compression et le moment du port du vêtement de compression (pré-pendant-post) varient énormément d’une étude à l’autre.
Toutefois, Hill et al. (2013) dans leur méta-analyse (regroupement et analyse de plusieurs études) sur l’impact des vêtements de compression sur la récupération post-exercice (24, 48 et 72h) sont venus à la conclusion que, dans une certaine mesure, ces derniers avaient un effet bénéfique MODÉRÉ sur la diminution de la sévérité des DOMS (Delayed Onset Muscle Soreness = Courbatures), de la force et puissance musculaire ainsi que sur la présence de marqueurs inflammatoires et de dommage musculaire (CK).
CONCLUSION
Somme tout, les vêtements de compression auraient un impact positif (modeste) sur la performance et sur la récupération. Il faut par contre tenir compte des différents points mentionné ci-haut pour maximiser leur utilité. Si j’avais à vous donner un conseil, portez des bas compression lors d’entrainement plus intenses et plus longs pendant et même après (24 à 72h). Vous pourriez en bénéficier, surtout à l’approche d’une semaine chargée en entrainement. Si ce n’est que pour une petite sortie tranquille, c’est à votre discrétion et si c’est seulement pour le style, et bien lâchez-vous lousse!
 RÉFÉRENCES
Hill, J., Howatson, G., van Someren, K., Leeder, J., Pedlar, C. (2013). Compression garments and recovery from exercise-induced muscle. damage: a meta-analysis. British Journal of Sports and Medicine, 0, 1–7. doi:10.1136/bjsports-2013-092456
Joseph, N., B. A., Faizan Thouseef, M., Devi, M. U., Abna, A., Juneja, I. (2016). A multicenter review of epidemiology and management of varicose veins for national guidance. Annals of Medicine and Surgery, 8, 21-27. doi: http://dx.doi.org/10.1016/j.amsu.2016.04.024
GABRIEL-A. GIRARD A.
FONDATEUR @KINACTIF
Expériences Académiques
  • Bac. Kinésiologie
  • M. Sc. Activité Physique – Biomécanique de la course
Expériences Sportives
  • Sports extrêmes de toutes sortes
  • Soccer & Football élites
  • Course à pied sur routes et en sentiers
  • Triathlon

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